Inventer des instruments d'évaluation d'intégration et d'insertion

Système Informatisé d’Evaluation des Programmes Psychosociaux

( En rapport avec le chapitre 5.3.5 du livre (Page 97) )

2) LA READAPTATION FONCTIONNELLE DE PATIENTS ADULTES PSYCHIATRISES

2.3) Contenu des programmes
2.3.1) Réseau de support social
Le réseau de support social du patient psychiatrique adulte se différencie de celui de la personne normale à la fois dans ses aspects structuraux et dans ses aspects dynamiques.

Sur le plan structural, le réseau moyen de la personne normale compte de 8 à 9 personnes proches puis un certain nombre de personnes appartenant à différents sous-groupes avec qui les contacts sont fréquents, ce qui représente 30 à 40 personnes.

Les membres des différents sous-groupes (travail, loisir,…) sont interconnectés entre eux.

Chez le patient psychiatrique, le réseau est plus petit, 6 à 15 personnes, et surtout composé de personnes qui ne se connaissent pas entre elles.

Il n’y a qu’un seul sous-groupe interconnecté, la famille, et une série de relations individuelles fragmentées.

Sur le plan dynamique, la valence positive ou négative de chacune des connexions du réseau en terme de support ou de stress affectif ou d’aide instrumentale joue un rôle comme prédicteur de rechute. Par ailleurs, chez le patient psychiatrique, les relations entretenues avec le sous-groupe famille sont asymétriques (ils reçoivent plus qu’ils ne donnent) et unidimensionnelles (elles se centrent sur un seul type d’activité). Ces relations sont généralement de nature dépendante et réceptive.

On s’accorde généralement pour attribuer au réseau de support social un rôle de tampon contre les effets du stress qui, sans ce tampon, agirait comme déclencheur de maladies mentales.

A cet égard, le patient psychiatrique paraît donc moins bien équipé que la personne normale. De plus, les hospitalisations constituent des crises du réseau qui entraînent une diminution de sa taille et de sa complexité, en même temps qu’elles créent une dépendance accrue face à des sous-groupes fermés comme la famille ou l’hôpital. Ces sous-groupes n’exigent aucune initiative ou aucun échange de type réciproque. Pour en faire partie, il suffit de manquer d’initiative et de compétence sociale.