Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes
Forminser
( En rapport avec le chapitre 4.4 du livre (Page 74) )
6) Transfert des expériences et des méthodologies
Dans le volet descriptif de ce manuel (point I à V), il apparaît clairement qu’un projet lancé en partenariat avec des associations et/ou institutions de pays culturellement très différents ne peut être identique dans sa concrétisation. En effet, comme on l’a vu, l’idée générale d’une formation destinée à un public défavorisé ne concernera jamais le même genre de public ne les mêmes thèmes de formation : chaque pays a ses propres priorités concernant ceux qui entrent dans la catégorie des personnes à risque et leurs besoins de formation.
Notre expérience de partenariat tripartite nous permet d’affirmer que deux axes doivent définir un projet : un axe central c’est-à-dire commun aux différentes structures engagées dans le partenariat, et un axe que nous appellerons collatéral et qui est en prise directe avec les particularités nationales auxquelles sont confrontés les contractants.
Ainsi, au niveau de l’axe central, et quel que soit le type de public défavorisé, il est primordial :
Au niveau du recrutement :
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De sélectionner des formateurs familiarisés aux troubles et/ou caractéristiques particulières des bénéficiaires,
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D’évaluer la motivation des formateurs à impulser une volonté d’insertion chez les bénéficiaires,
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D’évaluer les besoins de formation des bénéficiaires
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D’évaluer le désir de changement et la motivation des bénéficiaires à s’insérer
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D’expliciter clairement le contrat définissant les droits et devoirs de la part des équipes de formation et des bénéficiaires,
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De déterminer clairement les pré-requis nécessaires à la formation proposée.
Au niveau de la formation :
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Approprier le cadre méthodologique à la finalité de la formation
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Favoriser la pratique et l’utilisation de supports illustrant la théorie
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Travailler la motivation et soutenir le désir de changement
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Développer les habiletés psychosociales, l’estime de soi et la capacité à s’auto-évaluer.
Au niveau de l’évaluation du projet :
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Sélectionner des outils d’évaluation adaptés (c’est-à-dire en rapport avec ce que l’on veut évaluer et adaptés aux capacités de compréhension des bénéficiaires),
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Harmonier au maximum les procédures d’évaluation de façon à rendre possible les échanges entre partenaires. Ce dernier point n’exclut pas la modification éventuelle d’outils existants afin de les adapter aux nécessités locales, l’important étant de maintenir le lien avec la conception originale de l’outil,
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Prévoir des séminaires transnationaux centrés sur le déroulement du projet au sein de chaque structure contractante et permettant de « faire le point » sur la situation.
Quant à l’axe collatéral, il est essentiel à considérer car le plus en rapport avec les divergences et/ou problèmes particuliers propres à chaque pays. Ces divergences et/ou problèmes appartiennent notamment aux dimensions culturelle, institutionnelle et associative. Les noter préalablement à l’engagement dans un projet permettra d’éviter des écueils et influencera le choix des partenaires et/ou les synergies entre partenaires.