Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes

Forminser

( En rapport avec le chapitre 4.4 du livre (Page 74) )

6) Transfert des expériences et des méthodologies

6.3) La mise en place du projet
Le contenu
Le lancement d’un projet prend place autour d’une idée de contenu.
Une (ou plusieurs) association(s) se centre(nt) sur une priorité et choisit (choisissent) un axe central autour duquel peut s’articuler un projet. En découle l’élaboration d’objectifs généraux c’est-à-dire centrés sur la priorité. C’est sur cette base que va reposer la deuxième étape, celle du choix des partenaires.

Le choix des partenaires
Ce choix se basera sur l’antériorité des relations entre partenaires, la confiance, l’estime réciproque et les compétences scientifiques, de management financier, l’expérience internationale, les ressources, le réseau de références techniques et de collaborations extérieures. Le fait de favoriser la sélection de partenaires déjà connus est particulièrement important. Cela permet, entre autres, de :

Entrer plus rapidement dans « le vif » du sujet puisque les préliminaires à l’établissement d’une relation de confiance ont eu lieu dans le passé. Gagner du temps par ce biais n’est pas négligeable étant donné les durées limitées accordées aux projets européens ; savoir avec une certaine précision ce que peuvent apporter les partenaires du fait de leurs caractéristiques spécifiques (par exemple, une expérience antérieure solide dans un des domaines abordés par le projet) ; répartir certaines tâches en fonction des compétences et ressources de chacun (par exemple, dans la perspective d’une dissémination des informations liées aux projets, attribuer l’élaboration d’un site internet ou d’une page Web au(x) partenaire(s) disposant du matériel adéquat et d’un personnel qualifié pour ce travail.

L’opérationnalisation du projet
D’autre part, il s’agit de rendre opérationnels les objectifs généraux par la mise au point d’objectifs spécifiques c’est-à-dire explicitant ce à quoi le projet doit concrètement aboutir. Toute cette phase de travail est le fruit d’une concertation commune.

Par contre, la définition des programmes de l’action ne peut être unique. Elle doit se centrer sur les problématiques spécifiques à chaque partenaire. En effet, chaque pays a ses propres priorités en termes de bénéficiaires et donc de contenus de formation.

Ceci dit, ces programmes peuvent répondre à une logique commune centrée sur les bénéficiaires, celle de la pédagogie du projet. Dans cette perspective, plus les bénéficiaires ont de faibles capacités cognitives, plus les objectifs personnels doivent être détaillés et fixés à temps réduits. Par ailleurs, les programmes devraient prévoir une évaluation intermédiaire permettant une adaptation des contenus et des techniques de formation. Cette évaluation, tout comme les évaluations finales, ne peut se limiter à l’utilisation des questionnaires. Ceux-ci sont certes utiles et nécessaires dans le cadre des comparaisons (entre avant et après formation ; entre groupes de bénéficiaires) mais restrictifs. Afin d’approcher davantage la réalité des bénéficiaires, il est nécessaire de prévoir aussi des entretiens individuels. Si les bénéficiaires concernés sont porteurs d’un(e) pathologie/handicap mental(e), les programmes de formation doivent également prévoir une période de préformation dans le domaine des aptitudes sociales.