Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes
Forminser
( En rapport avec le chapitre 4.4 du livre (Page 74) )
6) Transfert des expériences et des méthodologies
6.2) Les dimensions institutionnelle et associative
Les différences sont également évidentes entre pays en ce qui concerne les aspects institutionnel et associatif. Certains pays ont, par exemple, prévu diverses formules juridiques d’association (parmi celle-ci on retrouve l’Association Sans But Lucratif, ou asbl). Ces formules existent depuis longtemps dans les états de l’Ouest tandis que d’autres régions de l’Ouest de l’Europe, elles ont été récemment recréées. Selon le pays considéré, le tissu associatif s’avère plus ou moins développé, plus ou moins efficace, et se trouve contenu dans un cadre légal plus ou moins clairement établi par le législateur. Les régions où les réseaux associatifs sont bien implantés et relativement performants sont aussi celles où les pouvoirs politiques leur accordent une place d’interlocuteurs « valables » dans les débats les concernant et leur reconnaît le droit et la compétence d’intervenir de manière active sur le terrain. Dès lors, ces associations se voient parfois allouer des subsides publics dans le cadre de politiques spécifiques en faveur de groupes qu’elles représentent et/ou défendent. Des sources privées interviennent également dans le financement des associations mais on retiendra que la part publique reste souvent plus élevée, à la différence d’autres régions européennes où les associations dépendant uniquement de subsides privés. L’origine du financement implique évidemment des conséquences en termes d’autonomie décisionnelle.
Par ailleurs, la capacité d’initiative des associations dépend de nombreux critères parmi lesquels ceux déjà cité des moyens financiers disponibles, de l’existence d’un cadre juridique et de politiques spécifiques, mais aussi de la possibilité de disposer de personnel qualifié et d’infrastructures adéquates. Ainsi, dans les pays de l’Ouest, nous avons vu que le cadre légal est désormais bien installé et des politiques spécifiques sont régulièrement proposées. La capacité de ces régions à former du personnel qualifié est indéniable (existence de nombreuses écoles supérieures, d’universités, possibilité de formations continuées, etc) et l’accès aux nouvelles techniques, technologies et aux matériaux nécessaires à la construction d’infrastructures correctes est aisé.
Enfin, si l’on considère le management, on ne doit pas perdre de vue la tradition de centralisation encore présente dans une partie de l’Europe. Basée sur les contacts personnels entre décideurs, elle est aux antipodes des techniques de promotion des programmes davantage développées dans d’autres régions.
En Belgique, le tissu associatif est très développé et bien implanté.
Les associations font partie du paysage national depuis plusieurs dizaines d’années. De ce fait, le législateur a prévu un cadre juridique clair.
Les associations reçoivent souvent des subsides publics en vue de remplir des missions spécifiques pour lesquelles elles sont estimées compétentes selon les critères qualitatifs et quantitatifs. Elles apparaissent un peu comme un relais sur le terrain et ont une liberté d’action au sein du cadre défini au départ de leur création ou de l’acceptation d’un programme par des pouvoirs subsidiants. Ceux-ci, pour leur part, se réservent le droit de contrôler l’usage correct des subsides alloués.
En Roumanie, il y a eu une explosion du tissu associatif et institutionnel après 1989. L’apparition des différentes organisations a mené à une variété élevée des services offerts à la population, même si au commencement beaucoup d’entre eux étaient d’une faible qualité. Actuellement, on remarque une tendance vers la professionnalisation et un ciblage plus direct sur des populations spécifiques. Le développement des structures de la société civile, même dans les conditions récessives présentes en Roumanie du point de vue économique, produisent à petits pas un véritable changement d’attitudes en ce qui concerne les populations défavorisées.