Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes
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( En rapport avec le chapitre 4.4 du livre (Page 74) )
6) Transfert des expériences et des méthodologies
6.6) Les bonnes pratiques
La bonne pratique est un « concept empirique » issu des programmes d’échange au sein de l’Union Européenne. Il recouvre des pratiques institutionnelles, juridiques, de réadaptation, de formation et d’organisation sociopolitique. Il est centré sur la personne « citoyenne » avec la perspective du plein exercice de ses droits et devoirs malgré le handicap.
6.6.1)Définition
La notion de bonnes pratiques est sous-tendue par trois éléments :
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La valorisation des rôles sociaux, c’est-à-dire la promotion et la défense de rôles sociaux valorisés pour des personnes dévalorisées afin de combattre la stigmatisation,
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La qualité de vie subjective, c’est-à-dire le vécu et les valeurs des personnes, leurs attentes et leur système de référence,
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L’insertion. Elle concerne trois niveaux d’action :
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Celui de l’individu qui implique de donner du sens à la personne en rétablissant le lien du sujet avec lui-même,
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Celui du groupe d’appartenance centré sur le rétablissement du lien communautaire et sur la promotion de la personne dans un rôle d’acteur,
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Celui de la société impliquant la restauration d’un lien sociétaire qui permet à chaque individu de se sentir citoyen, de s’enraciner dans une collectivité dont il partage l’histoire.
6.6.2) Critères
Les critères à rencontrer pour pouvoir qualifier ainsi une pratique sont :
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L’égalité des chances : c’est-à-dire permettre aux bénéficiaires les mêmes chances d’épanouissement que celles que rencontrent les autres individus ;
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La non discrimination : c’est-à-dire l’absence de stigmatisations liées au sexe, à l’âge, au handicap, à la déficience, au groupe ethnique, à la religion, etc.
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La citoyenneté : c’est-à-dire permettre aux bénéficiaires de jouer un rôle actif dans la société, de pouvoir assumer des responsabilités et exercer des droits,
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L’indépendance et la solidarité : ce principe affirme un mode de fonctionnement où chacun exerce vis-à-vis de chacun des rôles complémentaires et reconnus dans un climat de solidarité,
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L’intégration dans la vie quotidienne de la société : c’est-à-dire préserver le droit des bénéficiaires à l’enseignement, au logement, au travail, le droit d’accès aux services de la communauté, le droit de choisir leur mode de vie ;
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Le respect et la valorisation des différences : les différences doivent être vues comme sources de richesse de par la multiplication des points de vue qu’elles sous-tendent ;
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Le choix et le contrôle : ce principe reprend sous une autre forme l’affirmation des droits de chacun : chacun au sein d’une société doit bénéficier des mêmes pouvoirs de choix et de contrôle sur la façon de mener son existence,
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La participation aux discussions : c’est-à-dire le droit pour la personne handicapée, comme pour toute autre personne d’ailleurs de prendre part aux discussions qui ont un impact sur son existence ;
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La priorité aux capacités : c’est-à-dire la nécessaire orientation des pratiques vers l’exploitation et l’accroissement des capacités,
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L’assistance individuelle : ce principe affirme le droit des personnes handicapées à voir leurs besoins identifiés et satisfaits de façon adéquate par une assistance individuelle appropriée ;
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L’examen et l’adaptation permanents : ce principe affirme la nécessité d’un processus permanent d’évaluation garantissant la qualité des services et leur adéquation à l’évolution des circonstances ;
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La mise en réseau : c’est-à-dire la constitution de structures d’échange, d’information et de diffusion des bonnes pratiques impliquant les organisations locales, régionales, nationales et internationales ;
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La sensibilisation de la population : c’est-à-dire l’information permanente de l’ensemble de la population à propos des droits et des potentialités de chacun
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D’un point de vue plus pragmatique, cela implique :
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D’intégrer le degré de handicap et les potentialités existantes,
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De construire un parcours de réentraînement en établissant un programme d’acquisition en regard de l’objectif poursuivi ;
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De favoriser des lieux de pratique professionnelle servant de vérification des savoir-faire,
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D’insérer la personne en milieu de travail (ordinaire)
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De promouvoir la continuité des services nécessaires à l’intégration des personnes handicapées.
Enfin, en termes d’impact, on en attend :
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Une insertion socioprofessionnelle et la participation à la vie économique.
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Une augmentation de la qualité de vie.
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Un accès à des rôles sociaux et la participation à la vie politique et associative
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Une augmentation de l’autonomie et des capacités d’adaptation
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Une information du grand public et des publics professionnels de la santé permettant de faire obstacle aux discriminations et d’établir une plus grande tolérance sociale,
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Un décloisonnement institutionnel non discriminatoire pour l’insertion
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Une participation de la personne à la définition d’un projet personnel
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Une acquisition des savoirs et des techniques de gestion du stress