Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes

Forminser

( En rapport avec le chapitre 4.4 du livre (Page 74) )

2) Analyse des besoins préalable à l'action

2.1) En Belgique
Les premières personnes vivant une situation de précarité sont les demandeurs d’emploi. Dans la Province de Liège, ils représentent approximativement 18,5% de la population active. Une analyse de la situation montre que les études universitaires et supérieures sont la voie des fonctions à responsabilités dans l’administration, l’enseignement et le privé. Le chômage des universitaires et des diplômés du supérieur est très réduit et de courte durée. En fait, l’augmentation sensible du taux de chômage dans la région est en grande partie due à la conversion du tissu économique. Ainsi la région a-t-elle connu des restructurations successives avec licenciement de personnel dans des usines très importantes (Expl. : Cockerill). La majorité des demandeurs d’emploi est peu qualifiée c’est-à-dire détentrice d’un diplôme de faible niveau scolaire (niveau d’études primaires, professionnelles ou études secondaires non achevées). Depuis 1960, les études primaires achevées sont préalables à tout emploi.

Les études techniques secondaires donnent accès à des emplois qualifiés, les études professionnelles amènent à des postes de travail manuels et permettent d’acquérir les savoir-faire liés à l’industrie, au bâtiment et au génie civil. Tous les jeunes non diplômés de fin d’étude vont rencontrer des problèmes d’embauche ou de maintien en emploi. La formation professionnelle d’adultes permet de compenser l’échec scolaire et permet l’orientation par des qualifications plus tardives. Cette dernière catégorie constitue notre population cible. On note également la présence de personnes en situation de précarité en raison d’une maladie. Au niveau de la santé mentale, la région liégeoise présente une prévalence des troubles thymiques de 33.6% contre 10.2% en Scandinavie, 12.9% en Allemagne et 26.8% dans la région de Louvain. La prévalence est de 29.2% pour les troubles anxieux, contre 11.2% en Scandinavie, 13.9% en Allemagne et 28.9% dans la région de Louvain. Enfin, certaines personnes sont tributaires de l’aide apportée par les centres publics d’aide sociale. Dépourvues de ressources suffisantes, elles ont droit à un revenu minimum qui leur permet certes de vivre, mais dans des conditions précaires.