Bonnes pratiques connues pour l'intégration des personnes avec problèmes

Ariadné

( En rapport avec le chapitre 5.3.3 du livre (Page 90) )

La communication

Objectifs

(Ré)insérer en milieu ordinaire du travail des personnes dont le handicap est compatible avec l'occupation d'un poste de travail dans les secteurs du nettoyage industriel, des métiers de l'horeca, de l'aide aux personnes; et ce, en utilisant la méthodologie du tutorat et plus particulièrement le support d'un TUTEUR EXTERNE.

Présentation de la bonne pratique

1- La communication est une compétence importante pour le tuteur. La capacité à communiquer dans un langage compréhensible tant avec l'usager qu'avec l'entreprise et savoir être l'interface entre les deux apparaît comme tout à fait primordial.

La capacité à s'adapter aux différents publics qu'il accompagne, à s'adapter à l'entreprise qu'il sollicite, à s'adapter à la situation spécifique du moment, est une qualité requise.
Le tuteur doit avoir la maîtrise des différents langages de communication. Il doit être formé aux techniques de la communication (base du langage verbal et gestuel, conduite d'interview, négociation...) et les avoir expérimentés.

2- Le tuteur externe est une fonction nouvelle. Il accompagne le travailleur handicapé au poste de travail. Il est aussi un plus pour l'entreprise. L'écolage du tuteur, préalable à l'introduction du travailleur handicapé dans l'entreprise, facilite la communication et l'installation de la relation de confiance.

RECOMMANDATIONS

1- Dans la communication avec l'usager.

Il est important que les informations et les messages soient formulés de manière très claire et très précise dans un climat de confiance. La relation sera privilégiée pendant toute la durée de l'accompagnement de l'usager que ce soit lors de la phase de préparation à l'emploi que lors de l'intégration au poste de travail.

Le tuteur doit croire aux capacités et aux compétences de l'usager et le lui témoigner. Il valorisera ses progrès durant toute la durée du suivi.

D'autre part, il doit trouver le moment propice et les termes adéquats pour le confronter à la réalité qui est toujours source de souffrance.
Le langage non-verbal sera particulièrement pris en compte en toute situation. Transmettre un savoir-faire et corriger un savoir-être sont des pratiques délicates.


2- Le chargé des relations avec l'entreprise.

Il doit apprendre à se présenter à l'employeur et savoir présenter le travailleur handicapé positivement.

Il s'inscrit dans une démarche de marketing et non dans une démarche philanthropique.

Il se présente comme un professionnel, connaissant à la fois le monde de l'entreprise et ses exigences, les personnes handicapées et les exigences au poste de travail.

Il présente les objectifs de son organisme et sa méthode de travail. Il offre des possibilités de partenariat et des incitants financiers. Il propose les atouts du tutorat.

Il valorise les compétences et les aptitudes de la personne handicapée et modifie la représentation que l'employeur a du handicap, notamment en utilisant des exemples concrets de personnes handicapées dans tel poste de travail précis.

Chaque rencontre avec l'entreprise est personnalisée et toute négociation d'emploi est particulière et individualisée.

Le jargon trop professionnel est écarté, sachant que le tuteur est une fonction nouvelle et méconnue du monde de l'entreprise.

Toute démarche vers l'entreprise demande du temps et de la disponibilité.

Toute communication positive entraîne des retours positifs. La collaboration de l'entreprise est facilitée par les stages ou autres formules de formation préalables à l'emploi.

Toute expérience de tutorat positive a un effet multiplicateur et a pour effet de faciliter l'embauche de personnes handicapées.